6 questions à : Franck Garde

Franck Garde est l’auteur d’une saga historique intitulée Les Aigles de l’Empire. La suite du premier tome, Car l’Honneur m’oblige !, (2017) devrait sortir cet automne. Une occasion supplémentaire de célébrer la mémoire de l’Empereur des Français : Napoléon Ier est mort il y a deux siècles, le 5 mai 1821.
Franck Garde ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et souhaite continuer d’écrire sur cette époque où les élites œuvraient alors pour le peuple français et où le peuple français se battait pour la France, c’est-à-dire pour tous les autres. Il a levé le pied sur son « travail de jour » pour consacrer plus de temps à l’écriture et espère ainsi pouvoir poursuivre sa saga à raison d’un tome tous les deux ans.


3 questions sur l’écriture

Qu’est-ce qui t’a inspiré Les aigles de l’Empire ? D’où viennent les personnages et pourquoi ce roman ?

L’épopée impériale est sans doute l’une des plus belles pages de notre histoire et n’a étonnamment jamais été racontée par la vie de ces Glorieux Obscurs qui ont fait la gloire de l’Empire. C’est pourtant une matière merveilleuse autant qu’infinie pour un romancier, faite de trahisons et d’Honneur, de tragédies et de Panache…

Il y a peu encore, nos idéaux donnaient du sens à nos vies, on mourait pour eux ; parfois, un sourire aux lèvres. Aujourd’hui, on nous assène que la vie n’a pas de prix, mais en nous ôtant tout ce qui lui donne du sens. On renonce ainsi à vivre pour ne pas mourir. Certes, on meurt moins mais il est plus difficile de sourire.

Je crois que la Gloire seule n’a pas de prix car elle se paye en sacrifices. Je veux raconter celle de ces hommes qui en ont acceptés les rêves et les souffrances. Car dans ce monde plein de poésie et de boue, les hommes sont emplis de viscères et de rêves. Ce sont ces deux oxymores que j’aime décrire dans mes romans. L’ADN de notre société a été tissé en grande partie à cette époque par le génie d’un homme qui a hissé celui de ses contemporains. Aujourd’hui où la France se perd, certains veulent que nous effacions notre histoire pour mieux nous oublier.

Tant de courage et de Gloire éclaboussent sans doute la médiocrité de nos gouvernants, les lâchetés de nos élites qui, depuis plus d’une quarantaine années, trahissent consciencieusement la France et son peuple. Je veux rappeler aux Français par l’épopée de mes Aigles de l’Empire, qui ils sont ! Car la Patrie est la seule chose qui reste à ceux qui n’ont rien. Iratus et Marc-Aurèle d’Eynac sont les deux personnages principaux de cette série de romans d’aventure. L’un est jacobin, l’autre est un aristocrate. Tous deux sont républicains. Ensemble ils vont traverser les fureurs de la révolution, et avec la Grande armée apporter au monde la Liberté à coups de sabres.

Qui lit ton premier jet et à quoi ressemble ton processus éditorial avant l’envoi à ta maison d’édition ?

Avant tout je relis chaque page, chaque phrase des dizaines de fois pour me corriger sans cesse. Je propose ensuite la lecture du premier tiers uniquement, à quelques amis qui veulent bien me faire ce plaisir. Aujourd’hui, un correcteur retire soigneusement toutes les coquilles de mes Aigles. Avec mon éditeur, nous relisons chapitre après chapitre et il m’offre son regard. Ce dernier me permet d’améliorer certains passages que j’augmente ou réécris. Le moment le plus excitant selon moi, n’est pas tant la parution de roman que les premiers avis de mes lecteurs… Ils ont été très élogieux pour le premier tome, j’attends avec impatience leurs jugements sur mon deuxième volume qui sortira l’année prochaine…

« Tous les auteurs devraient lire ____________ au moins une fois. » Et pourquoi ?

La Dramaturgie d’Yves Lavandier. Il décrit dans son ouvrage tous les ressorts de la narration. Cette grosse bible se lit très plaisamment avec une infinité d’exemples illustrant les mécaniques présentées.

3 questions sur la publication

Qu’attend de toi ta maison d’édition, Les éditions Anfortas, en matière d’efforts marketing et eux, que font-ils pour toi ? Qu’est-ce qui est le plus dur pour toi quand il s’agit de promouvoir ton livre ?

Je n’ai aucune obligation. Notre attachée de presse m’envoie régulièrement la liste des salons du livre et des prix littéraires. Elle a surtout présenté mon roman au réseau des villes impériales. J’ai ainsi été invité à Châteauroux, puis à Nice dans le cadre du prix Napoléon 1er. Ce que j’appréhende le plus à ce jour, reste encore de m’exprimer en public.

Quelle est la fois où le refus d’une maison d’édition t’a le plus blessé et comment as-tu fait pour surmonter cette blessure ?

J’attendais impatiemment les réponses des éditeurs à l’envoi de mon manuscrit. Une jeune femme m’a appelé pour me dire à quel point, ils avaient aimé mon roman. Je lui ai demandé aussitôt, si elle représentait bien une maison d’édition à compte d’éditeur. Elle me répondit par l’affirmative. J’étais le plus heureux des hommes ! Nous avons discuté une bonne demi-heure avant qu’elle me propose un contrat à compte d’auteur… J’ai trouvé la manœuvre minable ! Je lui fis alors remarquer qu’elle n’était pas dans ce cas éditrice comme elle l’avait prétendue, mais juste une commerciale travaillant pour un imprimeur. Le lendemain, Franck Senninger m’appelait et ce fut le début de cette belle aventure qui aujourd’hui encore rend mon quotidien passionnant et éclaire mon futur.

Quel est ton plus grand succès en tant qu’auteur ? Comment l’as-tu obtenu ?

Le nombre de personnes qui m’ont dit avoir lu deux fois de suite mon livre. Une première fois, très rapidement pour le dévorer. La deuxième aussitôt pour bien le savourer… Je trouve que c’est là un compliment magnifique ! Et puis, il y a eu la sélection bien sûr de mon roman parmi les sept présentés au jury du prix Napoléon 1er, présidé par Stéphane Bern et Jean Tulard.

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Coralie Raphael
Je parle beaucoup d'auto-édition et essaie d'aider les auteurs à comprendre dans quoi ils mettent les pieds. Parfois j'écris aussi des livres. En savoir plus.
Publications: 165

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