Heureux en petite maison d’édition – Michèle Devernay

Quand on demande aux lycéens de choisir l’établissement dans lequel ils vont poursuivre leurs études, il y a le premier choix et les plans B. C’est ainsi que beaucoup d’auteurs voient les petites maisons d’édition. Quelque chose qu’on accepte en ravalant sa fierté et dont on essaie de tirer le meilleur. Mais quelques uns d’entre nous ont choisi de petites maisons d’édition en premier choix.

Michèle Devernay a sorti un roman, Boulevard des pas perdus, aux éditions Oneiroi. Elle nous explique les raisons de ce choix.


Est-ce qu’une petite maison d’édition était ton premier choix ? Si oui, pourquoi ?

Oui, et pour plusieurs raisons. La première, c’est que je suis quelqu’un d’assez timide et réservé au quotidien. J’appréhendais grandement de lancer la machine de guerre des grosses maisons. Je me voyais plus dans une petite structure, où l’on s’occupe de toi, où l’on prend le temps de t’expliquer, de te guider, où l’on prend tes problématiques quelles qu’elles soient en considération.

La seconde, c’est que j’ai toujours pensé que les grosses maisons étaient noyées sous les manuscrits et que par conséquent, je n’avais aucune chance, noyée sous la masse !

Avais-tu envisagé l’auto-édition ?

Je m’intéresse beaucoup à l’auto-édition mais tout cela me semble très compliqué. Cela a surtout l’air de demander beaucoup d’investissement et de temps. Or, j’ai un travail prenant et mes disponibilités sont souvent limitées, je préfère les consacrer à l’écriture.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement chez les éditions Oneiroi ?

J’ai tout d’abord été attiré par le côté steampunk. Puis, quand j’ai fait connaissance avec l’éditrice, j’ai apprécié d’emblée la relation de confiance qu’elle a cherché à établir avec moi. C’était ma première vraie expérience et j’avais vraiment besoin de ça. Notre collaboration s’est hyper bien passée et elle fourmille d’idées, c’est vraiment plaisant.

Et enfin : y a-t-il des désavantages ? Quels genres de livres et d’auteurs ne sont pas faits pour les petites maisons d’édition selon toi ?

Les moyens d’une petite maison d’édition ne sont forcément pas les mêmes que ceux d’une grosse. C’est souvent la même personne qui fait le boulot et comme elle ne peut pas se couper en huit… Au niveau promotion aussi, j’imagine que le budget n’est pas du tout le même. Après, comme je n’ai pas l’expérience d’une grosse maison, difficile de faire des comparaisons !

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’être fait pour ou pas. C’est une question de tempérament et aussi de se laisser le temps de grandir, ne pas vouloir escalader l’Everest quand on apprend à marcher ! 😉

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