Le secret derrière les conseils d’écriture

Je commencerai par dire que j’essaie toujours d’être de bonne foi dans mes conseils. Je ne suis évidemment pas là pour suggérer d’entreprendre quelque chose de blessant, d’obstructif ou vous faire perdre votre temps.

Mais souvent j’imagine comment les auteurs présents sur Twitter réagiraient en lisant mes conseils. Et j’imagine des critiques acerbes et un vif rejet. Les conseils normatifs, point par point, sont facilement réconfortants (ils font croire qu’on va forcément trouver la voie du succès) et mènent aux rêves panglossiens. Ces conseils, quand ils sont simplifiés à l’extrême, passent sous silence les difficultés et les dilemmes qu’on rencontre quand on se lance dans l’écriture.

L’écriture ne devient pas plus facile peu importe le nombre de livres que vous lisez, le nombre de livres que vous publiez. Les dilemmes ne sont jamais bien loin.
Il y a toutefois des choses qu’un auteur doit savoir. Mettre en page et soumettre un manuscrit en sont une. Et puis il y a l’écriture. Il y a des règles à respecter mais l’auteur talentueux peut s’en émanciper et charmer son lectorat, une maison d’édition. Un auteur vraiment talentueux peut y arriver. Mais je ne peux pas donner des conseils et vous inviter à vous asseoir dessus.

Les dilemmes et contradictions que j’aimerais pouvoir dépasser dans mes prochains articles :

  • Le talent vs. la pratique/discipline

Certains sont nés pour devenir auteurs. D’autre font preuve de discipline pour s’améliorer. Peut-on connaître le succès sans talent ? Quelle est la plus importante qualité ? Et comment savoir si on a du talent ? Ceux qui en ont, n’ont-ils pas également besoin de pratique ?

  • La chance vs. la persévérance

Les auteurs chanceux, ceux qui sont frappent à la bonne porte au bon moment, existent. Mais ne dit-on pas aussi que la chance sourit aux audacieux ? Mais aussi aide-toi et le ciel t’aidera ? Et pourtant, il y aura toujours des auteurs audacieux, qui auront toutes les chances de leurs côtés mais qui ne perceront jamais.

  • La confiance vs. le doute

Nous sommes nombreux à douter même si nous ne l’avouons pas tous, à souffrir du syndrome de l’imposteur. Et pourtant si nous n’avions pas un minimum de confiance en soi, le sentiment qu’on a quelque chose à transmettre, alors nous n’écririons pas. Écrire n’est pas pour les faibles car les faibles abandonnent facilement au premier obstacle, à la première critique négative, à la première lettre de refus.

  • Le professionnalisme vs. l’excentricité

Les auteurs qui ont le sens des affaires et ont du flair pour le marketing s’en sortent bien en général. Mais les auteurs qu’on admire, ceux qu’on n’oublie pas, peuvent être les plus fous, les plus grossiers, les plus scandaleux… Les fortes personnalités font vendre aussi.

  • L’extraversion vs. l’introversion

Les extravertis ont plus de facilité à réseauter et à trouver de l’aide auprès des gens. Les introvertis ne se sentent à l’aise que dans l’écriture et remarquent souvent des détails qui échappent aux extravertis. En voilà un beau cliché

Personne n’a envie de lire ce que je viens d’énumérer. Ce qui intéresse, c’est la clé du succès et la positivité. Mais ce n’est pas toujours facile à trouver et je sais qu’il y aura toujours des auteurs qui se sentiront menacés et brimés face aux conseils d’écriture.

Merci pour votre visite, j’espère mériter le temps que vous m’accorderez.

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