Édition : profitez du meilleur des deux mondes – Cordélia

Chargée de communication le jour, écrivain la nuit et freelance les week-ends, Cordélia a de multiples casquettes. Elle écrit depuis sept ans et partage ses histoires de diverses façons : les publications sociales, l’auto-édition et depuis peu l’édition traditionnelle.

Cordélia devient ainsi un auteur hybride et je lui ai posé quelques questions pour avoir son point de vue sur ces différents moyens de publication. Je la remercie d’avoir pris le temps de partager son expérience !


Tu as commencé par publier tes histoires sur ton blog avant de te lancer en auto-édition avec le roman Mon Amie Gabrielle sorti en 2016. Dans un mois, on pourra trouver Alana et l’enfant vampire chez Scrineo. Qu’attends-tu de l’édition traditionnelle ? Quels impacts espères-tu voir sur ta carrière ?

Pour Alana et l’enfant vampire, j’attends surtout de pouvoir toucher un public jeunesse. Je veux que mon roman puisse être acheté par les parents, être dans des médiathèques et dans des CDI. C’est pour ça que trouver un éditeur a été une évidence pour ce roman en particulier. Scrineo va me permettre également d’être présent en librairie, ce qui n’était pas du tout le cas avec mes romans en auto-édition puisque je n’ai ni diffuseur ni distributeur.

Et puis c’est aussi une telle tranquillité d’esprit de travailler avec un éditeur. On a des correcteurs, on est conseillé sur la correction de fond de l’histoire, l’éditeur se charge de la couverture, de l’impression, de la promo, de la diffusion. C’est vraiment reposant ! Ça me permet également d’avoir plusieurs cordes à mon arc. Je pense que c’est important d’avoir plusieurs options.

Te voilà donc auteur hybride, as-tu l’intention de continuer à publier dans ces deux voies ? Ou vas-tu en favoriser une ?

Il se trouve qu’en ce moment, j’ai plusieurs opportunités avec des maisons d’édition, donc je vais m’en saisir. Mais j’ai d’ores et déjà un projet que je mènerai en auto-édition à la fin de l’année si tout se passe bien. J’aime la possibilité de pouvoir choisir comment éditer mes livres en fonction des projets 🙂

Après, l’auto-édition c’est beaucoup de travail. Je sais que si j’auto-édite tous mes livres, ça me laisse moins de temps pour écrire car je dois faire le travail de l’éditeur en quelque sorte. Donc en résumé : ça dépendra. Ça dépendra des projets, des opportunités qui se présentent à moi et aussi de comment le monde du livre évolue. Je souhaite ne me fermer aucune porte.

As-tu des attentes financières vis-à-vis de l’édition traditionnelle ?

Oui, j’attends que les maisons d’édition avec lesquelles je travaille me permettent de vendre beaucoup plus de livres qu’en auto-édition. Après le pourcentage est beaucoup plus faible que quand on s’auto-édite. Disons que j’espère qu’avec le temps et plusieurs livres en rayon, l’édition traditionnelle me permette de compléter mes revenus, à défaut de pouvoir en vivre. Pour le moment je ne gagne absolument pas ma vie grâce à l’écriture, c’est un petit à-côté appréciable mais pas du tout rentable par rapport au temps que ça me prend.

Comment procèdes-tu au contrôle qualité de tes œuvres auto-publiées ?

Je suis obligé de tout faire moi-même et je suis seul juge ^^’
J’ai souvent des amis pour me lire en avant-première, me donner leur avis sur l’histoire, parfois m’aider à corriger mais oui, c’est de la correction amateur et ça fait qu’il y a des coquilles dans mes bouquins malheureusement. Pour les couvertures, je travaille avec des illustrateurs dont c’est le métier de faire du travail propre et dans le bon format donc j’ai jamais eu de souci. Et après je fais toujours un BAT papier avec mon imprimeur avant de lancer les impressions, pour vérifier que tout va bien. Mais forcément il y a des choses qui m’échappent.

Pour Alana et l’enfant vampire, il y avait moi plus mon éditrice, plus son assistante d’édition, plus deux correcteurs professionnels si je ne me trompe pas. Forcément on a limité beaucoup plus les erreurs que quand je suis seule avec un ou deux amis pour m’épauler. Après je suis assez transparente sur tout ça, je pense que mes lecteurs qui achètent mes livres en auto-édition sont indulgents car ils savent que j’ai tout fait moi-même ou presque. Je sais que certains auto-édité engagent des correcteurs, après bon c’est un budget. J’essaie de faire du mieux que je peux, dans le temps imparti, avec mes moyens.

Comment s’est faite la rencontre avec Scrineo ? As-tu envoyé un manuscrit ou est-ce un éditeur qui est venu vers toi ?

J’ai fait des envois de manuscrit à plusieurs maisons d’édition. J’ai eu des retours négatifs, des retours encourageants et le retour positif de Scrineo. Après une première rencontre, on a vu qu’on était sur la même longueur et j’ai accepté de travailler avec eux sur ce roman, et réciproquement.

Et je te souhaite beaucoup de succès ! Côté marketing, peux-tu nous parler d’une ou deux stratégies et d’outils qui fonctionnent bien pour toi ?

Alors je pense que ma situation est assez particulière, parce que j’avais déjà une audience et un lectorat potentiel avant même de sortir mon premier roman, grâce à mes chaînes YouTube. J’avais un blog avec de nombreux visiteurs, des comptes sur les réseaux sociaux, bref j’avais déjà toute ma communication en place. Donc je ne suis pas partie de zéro.

J’ai simplement commencé à parler plus souvent de ce que j’écrivais, à partager mes histoires, en plus de conseiller les livres d’autres personnes. Je ne me suis pas lancée sur YouTube dans le but de faire connaître mes livres. Je me suis lancée parce que j’avais envie de proposer du contenu sur la littérature, de partager mes lectures et ma passion. Et il se trouve que quand j’ai sorti mon premier livre… évidemment j’ai utilisé ce canal pour promouvoir mon travail et je remercie les gens qui m’ont suivi là-dedans. Mes deux canaux majeurs de communication en ce moment c’est YouTube et Instagram je dirai.

Comment équilibres-tu ton temps entre l’écriture, YouTube et tes autres réseaux sociaux ?

Je sais pas trop, je fais au feeling. Pour YouTube, en général je fonctionne par demi-journée. Je fais une demi-journée dans le mois où je tourne toutes les vidéos du mois par exemple. Une demi-journée de montage par ci par là.
L’écriture, j’essaie d’écrire tous les jours, même si ce n’est qu’un petit peu. Après, ça dépend des périodes et de si j’ai un travail à temps plein à ce moment-là. Ou si j’ai plus de temps libre.

Et dernière question ! Beaucoup d’auteurs hésitent entre auto-édition et édition traditionnelle pour leur premier livre. À ton avis, quelles questions doivent-ils se poser pour savoir quel chemin emprunter ?

Je pense qu’il faut se poser la question de la diffusion, car on l’oublie trop souvent. Comment je vais me diffuser ? Quelles sont mes ressources ? Comment je vais trouver des lecteurs, en fait. Pour ne pas être déçu, il faut savoir dans quoi on s’engage.
L’avantage de l’édition traditionnelle, c’est qu’on est pas tout seul. Le désavantage, c’est qu’il y a peu d’élus et qu’on peut tomber sur des éditeurs peu scrupuleux.
L’avantage de l’auto-édition, c’est qu’on contrôle tout de A à Z, et on conserve ses droits à 100%. Le désavantage, c’est qu’on est seul et qu’on peut vite ne pas savoir comment faire pour vendre son livre et être lu. Il faut avoir conscience des forces et des faiblesses de chaque solution.


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